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la mère sup' du Couvent des Méduses a trouvé sa niche…*
(elle vous le promet, elle n'a déboulonné personne de son piédestal !)



D'un étrange parcours…


il n'y a pas de vérité universelle. Chacun la sienne. L'essentiel étant de ne pas s'y laisser enfermer. Parce qu'une vérité intangible est privative de liberté. Surtout s'agissant de celle énoncée par autrui. Un certain Rabbi Nachman de Brastlav, que je m'autorise à citer, aurait ainsi défini l'attitude selon lui la meilleure à cet égard : " Ne demande ton chemin à personne, tu risquerais de ne plus pouvoir te perdre."
 Voilà bien la façon d'être qui semble calquée sur les comportements de Catherine Rivière.Parce que l'amour du moment, toujours essentiel, voulait qu'elle aille là-bas sous prétexte de la poursuite d'études nulle part ailleurs possibles, elle s'inscrit à l'École du Louvre avec la bénédiction de ses parents impressionnés comme tout un chacun par la majesté dictatoriale de ce lieu d'un enseignement âprement convoité. Bonne élève quoi qu'indifférente à tant d'enrichissements spirituels diffusés dans la matière la moins recherchée et offrant en conséquence le plus de places disponibles, elle mène à bien de longues années d'éducation majuscule qu'elle mettra beaucoup plus rapidement à mal une fois son objectif intime atteint et même largement dépassé. En tant que diplômée de la prestigieuse École, elle pouvait, avec un minimum d'ambition et un brin d'attention, voir s'ouvrir devant elle diverses carrières honorables et confortablement rémunératrices. Il eut seulement fallu que ce soit son projet de vie sociale et que celui-ci soit sa priorité. Elle en aurait bien d'autres, au cours des jours. L'une d'entre elle, et certes pas la moindre, était de se réaliser en tant que femme consciente de sa mission procréatrice originelle, et d'engendrer un bon quota de progéniture dont la gestion était de son propre avis incompatible avec l'exercice d'une profession de haut niveau. Cette finalité restait cependant en réserve. Encore eut-il fallu décider de quoi. Catherine s'est toujours appliquer à tout oublier de ce qu'elle avait appris. C'est sa façon très personnelle de laisser la porte ouverte à toutes les espérances. Il était cependant probable que sa vocation artistique, celle d'avant le formatage distraitement accepté pour la bonne cause, cette créativité autocensurée de si longue date, exige quelque jour d'être prise en considération après tellement de mise à distance.L'enclenchement de cette destinée contenue donna naissance à un papillon des Tropiques à la Riton, libre de toutes idées inculquées et s'affairant à trouver nourriture dans les parfums sauvages de la vie au naturel. Ce qui en résulte est surprenant de spontanéité inéluctable comme la production d'un auteur qui aurait échappé à toute éducation a priori sclérosante.Si je me suis permis d'évoquer le relativement long séjour de cette artiste dans la prison dorée du snobisme d'état, c'était seulement pour souligner le fait qu'un miracle reste toujours possible. La production de Catherine Rivière, empreinte de sa très forte personnalité, est en juste place dans la Création Franche.

Et ça, il fallait le faire.

Gérard Sendrey, fabricant d'éloges et de panégyriques…
Catherine est médusée par tant de flatteries mais n'en lâchera pas
son morceau de fromage pour autant, ne rêvez pas !




"Toutes les démonstrations de savoir doivent être détruites lorsqu'elles essayent de s'imposer. Il ne faut jamais succomber au confort du réflexe. Il est trop facile d'apprendre. Il faut s'écarter de cette voie." Gérard SENDREY








* "il y a toujours une niche qui nous attend quelque part !" Catherine Rivière